2003 – Denis Vallan

«Consequences of degradation and fragmentation of the Malagasy rainforests on amphibian communities»

Denis Vallan est né en 1965 et a grandi à Olten. Après des études à l’université de Berne, il entreprend un travail de thèse sur le thème „Consequences of degradation and fragmentation of the Malagasy rainforests on amphibian communities“ (Conséquences de la dégradation et de la fragmentation des forêts pluviales de Madagascar sur les communautés d’amphibiens), en collaboration avec le Département de biologie animale de l’université d’Antananarivo à Madagascar. Préoccupé par les problèmes d’éducation, de protection de l’environnement et les implications sociales de son travail à Madagascar, il développe un projet de coopération entre l’université de Berne et l’université d’Antananarivo. A côté de son engagement pour Madagascar, Denis Vallan travaille à temps partiel au Service de protection de l'environnement de la ville d’Olten.

Schläfli Vallan 2003

Les forêts tropicales sont actuellement parmi les habitats naturels les plus menacés. A Madagascar, haut lieu de la diversité biologique, la destruction de ces forêts a déjà de graves conséquences. Plus de 99% des 250 espèces de grenouilles connues sont endémiques, la plus grande partie étant fortement liée aux habitats naturels primaires. Une destruction de ces habitats entraîne naturellement la disparition d’un grand nombre de ces animaux.

La forte croissance de la population malgache a augmenté la pression sur les habitats naturels. Les zones agricoles, ainsi que le bois de chauffage et de construction, sont des bases essentielles pour les habitants et la forêt originelle est partout défrichée afin de satisfaire ces besoins. Par conséquent, toutes les espèces animales qui montrent un fort attachement à cet habitat naturel, comme les grenouilles, voient leur existence menacée. Il est donc primordial de savoir jusqu’à quel point la forêt tropicale peut être exploitée, afin d’assurer la survie de la population, sans endommager irrémédiablement les habitats naturels. C’est pourquoi il est nécessaire d’étudier la pression anthropogène sur les habitats naturels. Grâce à ce savoir, des stratégies de protection de la nature permettant aux hommes, aux animaux et aux plantes de survivre pourront être développées.

Cette étude a donc comparé la diversité des amphibiens entre les habitats naturels intacts et les habitats naturels influencés par l’homme. L’objectif était d’examiner comment la transformation de forêts pluviales en champs de riz, la plantation d’eucalyptus et la végétation secondaire s’y développant par la suite influencent la diversité des amphibiens. L’impact de coupes de bois sélectives dans la forêt tropicale sur cette diversité a également été évaluée.

Les critères de biodiversité influençant fortement le type et le degré de protection accordé à une région, il est vital de connaître la liste des espèces abritées par cette région. Ce travail a donc pris en compte également les questions de taxonomie et a permis de décrire deux nouvelles espèces d’anoures, qui ne peuvent être différenciées que par des critères génétiques ou bioacoustiques.

Le jury a particulièrement apprécié le travail de terrain très important réalisé et la possibilité d’appliquer les résultats obtenus à une meilleure gestion de la forêt de Madagascar, dans une vue de protection des amphibiens.

Jury Prix Schläfli 2003

Cette année, le jury dépend de la section „Biologie organismique“ de l‘ASSN. Il est sous la présidence d’Antoine Guisan, professeur à l’Institut d’écologie de l’université de Lausanne et se compose des personnes suivantes :

Dr Sabine Guesewell (Institut de Géobotanique ETH Zürich)
Dr Daniela Pauli (Forum Biodiversité Schweiz)
Professeur Daniel Cherix (Musée de zoologie, Lausanne)
Professeur Peter Duelli (Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage WSL)

Schläfli 2003 Vallan recherche
Schläfli 2003 Vallan recherche

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